Le Qi Gong au CAMC

Les 12 Dao YIn

Les exercices de Qi Gong sont extrêmement nombreux et variés de par ses origines et son développement. On trouve par exemple une multitude d’exercices qui portent aujourd’hui le nom de DaoYin; en fait presque chaque école a les siens.

DaoYin: position du Dragon

DaoYin: position du Dragon

La forme pratiquée au CAMC a été établie par un médecin chinois il y a deux siècles. Elle  se pratique en position assise pour que le bas de la colonne vertébrale soit fixe. Les 12 mouvements inspirés d’animaux (Ours, Dragon, Tigre, Oiseau,  Tortue) exercent des torsions à différents niveaux de la colonne et ont pour but de stimuler les organes internes (estomac, foie, poumons, cœur, reins). Chaque mouvement augmente l’énergie d’un organe, et en même temps débloque et assouplit toute la colonne vertébrale. Celle-ci contrôle tous les nerfs et les énergies du corps, il est donc important de l’assouplir pour libérer l’énergie. Les 12 DaoYin sont une très bonne méthode pour fortifier et détendre le corps ainsi que l’esprit. La relaxation et la décontraction correspondent au premier niveau de pratique appelé « Fang Song Gong ».

Le Taiji Qiu Qi Gong

La pratique régulière et approfondie des 12 DaoYin apporte déjà un très bon niveau. Il faut aussi stimuler toutes les parties du corps. Le travail sur les différents méridiens d’acupuncture permet de percevoir le Qi par le mouvement des doigts, qui en sont les terminaisons. La circulation du Qi dans les mains et les bras amène au mouvement giratoire du Qi à l’extérieur du corps. Mais le but du Taiji Qiu Qi Gong est de passer de la circulation extérieure du Qi à sa concentration dans le bas ventre.

Le Qi Jing Ba Mai Gong

Cet exercice est un travail sur la circulation du Qi dans les huit méridiens curieux, qui ne sont pas les méridiens classiques de l’acupuncture. Leur trajet plus simple, presque géométrique, donne une idée de la globalité du corps, de ces axes principaux. La circulation devient plus directe, c’est un étape décisive pour se débarrasser des blocages et libérer le Qi.

La variété des exercices offre à chaque pratiquant la possibilité de faire un choix pour arriver à une pratique personnelle. Ce sont aussi des étapes préparatoires un travail plus spécifique sur l’accumulation.

 

Le Zhuang Gong

Il peut être considéré comme une deuxième étape car la pratique peut paraître abstraite et difficile pour les débutants. Zhuang Gong signifie  posture du piquet, il s’agit donc d’une position debout et immobile autrement appelée « posture de l’arbre » ou « posture du père ». Rester longtemps dans la position statique s’avère particulièrement ardu car l’effort physique est au début assez intense et à tendance à faire se raidir. Or il faut arriver à garder le corps aussi détendu que l’esprit si l’on veut atteindre l’objectif véritable de l’exercice: cultiver le Qi et le ressentir dans tout le corps le plus profondément possible (au niveau sous-cutané, des organes, des os).

A long terme le Zhuang Gong renforce le corps et l’esprit; il rejoint en cela le but de différentes spiritualités comme le calme absolu dans le Taoïsme (Jing) ou la vacuité dans le Bouddhisme (Kong). Cet état dans lequel corps et esprit sont unifiés est obtenu par le Shen Gong, dernière étape, mais le travail est très long…

La pratique du Zhuang Gong est complète et se suffit à elle-même, mais elle est aussi éprouvante dans les premiers temps. Il est donc  profitable de lui ajouter des pratiques en mouvement telles que le Wuxing Gong (pratique des 5 animaux) ou le Bagua Qi Gong qui redétendent le corps tout en conservant la sensation du Qi.