L’histoire du Qi Gong est assez récente et très ancienne. Assez récente car le terme est apparu au XXème siècle. Des pratiquants d’arts martiaux ont dissocié les exercices de méditation de leur pratique martiale pour les enseigner indépendamment. Malgré les doutes de nombreux maîtres d’arts martiaux, la pratique du Qi Gong s’est rapidement développée donnant de bons résultats thérapeutiques.
Mais les pratiques méditatives sont bien plus anciennes et il est presque impossible de les dater ou d’en démêler les influences. En Chine elles semblent provenir de pratiques thérapeutiques très anciennes comme les DaoYin et les Tuina, qui ne sont pas à proprement parler du Qi Gong. Pourtant des médecins chinois ont rapidement perçu les conséquences bénéfiques de mouvements extérieurs sur l’intérieur du corps et ont établi des correspondances entre certains mouvements et certains organes. Ces recherches sont allées de pair avec le développement et l’inspiration de la pensée médicale chinoise.
On peut signaler d’autres origines des pratiques méditatives qui trouvent leurs sources dans le Taoïsme ou le Bouddhisme. Même si les centres d’intérêts des deux spiritualités sont assez différents les emprunts réciproques ont été très importants, aussi bien d’un point de vue conceptuel que pour les techniques respiratoires et énergétiques, ou les exercices de visualisation et de mentalisation.
Les exercices de ce qu’on appelle aujourd’hui le Qi Gong sont donc extrêmement nombreux de par ces origines diverses. Elles ont par ailleurs influencées de nombreux maîtres de Kung Fu ou de Tai Ji qui ont créé des Qi Gong propres à leurs styles (Mi Zong Qi Gong, Tang Lang Qi Gong, …). Mais en dépit des différences le Qi Gong repose essentiellement sur la circulation de l’énergie au travers des méridiens (les douze méridiens d’acupuncture classiques et huit autres méridiens dits « curieux »).
Il faut distinguer deux objectifs dans la pratique même s’ils sont complémentaires; la circulation de l’énergie qui est la première étape du travail et l’accumulation d’énergie qui en est un approfondissement. Au même titre il faut considérer les sensations (picotements, chaleur, pesanteur…) comme un guide et non comme un but. D’ailleurs l’absence de sensations chez un pratiquant ne signifie pas que le travail du Qi n’est pas efficace.
L’efficacité de la pratique peut tout aussi bien être perçue par un renforcement du corps (meilleure santé) et un état de bien-être qui se manifeste par un plus grande décontraction et un esprit plus calme.