Le Xingyi Quan

Le Xing yi quan est un art martial chinois possédant une histoire qui remonte à la dynastie des Ming (14e au 17e siècle après JC.).

Il est l'un des trois grands courants de l'interne avec le Bagua Zhang et le Taiji Quan.


Maître Ji Long Feng

Il est considéré comme étant l'un des styles les plus puissants et orienté combat en Chine, et depuis longtemps il s'est fait connaître par son efficacité directe, cependant peu de gens connaissent véritablement les méthodes d'entraînement de ce style.

Ce style peut être parfois qualifié de dur car mettant en action des mécanismes physiques rapides et puissants comparables, en apparence, à ceux des styles externes. Ceci est du au fait qu'il a pour origine un style externe qui s'est transformé en interne au cours de son histoire.

Les origines

Le fondateur serait Ji Longfeng (1602-1680) prononcé "dji Lung-fong", un célèbre expert de la première moitié du XVII siècle, originaire de la région de l'actuelle Shanghai, et qui aurait appris cette nouvelle technique au contact d'un curieux personnage de la montagne Chung Nan, un ermite, bien sûr... Au 18e siècle, on connaît trois styles différents de Xing I: l'école du Shanxi, celle du Henan, celle du Hebei

 

Les Courants du Xingyi quan

On peut immédiatement identifier en son sein trois grands courants distincts et de nombreux styles :

Trois grands courants

SHANXI : L'enseignement de Ji Longfeng serait parvenu aujourd'hui comme "l'école du Shanxi", puis se serait scindée en deux embranchements.

HENAN : On désigne le Maître Ma Xueli (1715-1790) comme étant le fondateur du style musulman de l'école du Henan. Il se fonde sur dix techniques zoomorphes et se distingue par l'importance accordée à l'emploi des épaules, hanches, coudes, genoux et tête dans le combat. Son descendant le plus connu est sans doute Lu SongGao qui s'installa à Shanghaï et fut le premier à diffuser ce style aux non-musulmans. Il est aussi connu pour avoir tué un homme en combat et vaincu un grand nombre d'experts.

HEBEI : On raconte au sujet de cette dernière école, qu'à un certain endroit de la province du Hebei, la réputation des experts de Xing I était telle que des convois commerçants évitaient de se faire remarquer par certaines manifestations alors en usage pour intimider les bandits de grands chemins qui auraient pu se tenir en embuscade. On ne déroulait pas les bannières des grands personnages qui pouvaient accompagner le convoi et on ne criait pas à tue-tête les noms des gardes destinés à décourager les agresseurs éventuels, de peur que certains riverains paisibles n'y voient une provocation au combat ...
Au 19e siècle, émerge une importante figure, celle de l'expert Guo YunShen (prononcé Kuo Youn-shen), réputé pour sa très grande force et sa parfaite maîtrise de l'art ; n'avait-il pas déjà fait de la prison pour avoir tué un adversaire en combat singulier ?
De ce jour d'ailleurs, le meurtrier involontaire avait pris l'habitude, dit-on, de placer le dos de la main gauche sur l'adversaire et de la prendre comme cible pour frapper de la droite afin d'arriver à amortir suffisamment le coup... Il était contemporain du non moins célèbre Dong Hai Chuan, le fondateur présumé du Bagua Zhang, dont la réputation lui parvint un jour. Surpris et vexé par cette concurrence, il l'obligea à relever le défi qu'il lui lança en public. La Tradition a conservé de ce combat au sommet une image particulièrement épique, puisque l'affrontement est censé n'avoir pas duré moins de trois jours à l'issue desquels, enfin épuisés sans avoir réussi à marquer d'avantage net, les deux hommes décidèrent de s'y tenir et de devenir amis ; de ce jour, Bagua Zhang et Xing I furent enseignés en complémentarité, chacun des experts enseignant à ses élèves la technique de l'autre. Cette interpénétration des deux techniques est encore vraie aujourd'hui et l'on met souvent sur le compte de l'une ce qui, en réalité, est une caractéristique de base de l'autre.

 

Le Xing Yi se trouve être un art qui, par son dosage de spiritualité et de volonté d'efficacité réelle au combat, approche de très près le stade du parfait. Il faut regretter que ce qui en reste se dilue de plus en plus rapidement de nos jours, au contact d'une pléiade de styles de Kung-Fu qui ne doivent qu'à une surenchère publicitaire d'être sortis de l'ombre de la médiocrité.

Les styles les plus connus

Le Xing Yi Quan littéralement la "boxe de la forme et de la volonté " ou "boxe de la forme et de l'esprit. "
il s'agit du courant inspiré par le taoïsme et la théorie des 5 éléments. On considère que c'est Li Luo Neng qui lui a donné sa dimension d'art martial interne.

Le XinYi Liu He Quan ( prononcé "ssin i lio rhe tchuen" ) littéralement la « boxe du cœur et de l'intention des six harmonies» issu du courant de la communauté musulmane, les hui dans le Henan.

 

Courant du Xing Yi Quan, des cinq éléments, du Hebei

Caractéristiques techniques du Xing yi quan

Comme tous les arts anciens, le XingYi existe dans divers styles, mais tous montrent des aspects et des points communs forts. En pratique, le XingYi se caractérise par un combat linéaire, un déplacement suivant un ligne qui relie l'associé au centre de l'adversaire, avec un mouvement fort vers l'avant actionné par la force interne.


Maître Liu Jing Ru

Le Xingyi se pratique comme la plupart des styles internes par la répétition des formes afin de cultiver la force fondamentale et la coordination. Cette force et cette coordination fondamentale sont totalement identiques à d'autres styles interne: pleine connexion avec la terre, capacité à puiser la force du sol jusqu'à la partie supérieure du corps et les bras. Le caractère distinctif du Xingyi se situe dans la manière par laquelle ces coordinations sont formées et utilisées.

Spécificité du style Xing yi quan

L'étudiant de Xingyi commence par cinq mouvements fondamentaux appelés :
Wuxing (" cinq formes "), ou Wuquan (" cinq poings "). Ces mouvements sont baptisés du nom des cinq éléments de l'alchimie des Taoistes. Ils sont :

"Piquan" poing en métal " ou " poing se dédoublant"
"Bengquan" poing en bois " ou " écrasement du poing"
"Hengquan" poing de la terre " ou " poing de croisement"
"Paoqua" poing du feu " ou " poing de canon"
"Zuanquan" poing de l'eau " ou " poing de forage"

Chaque poing est un mouvement de plein-corps qui exprime la force, l'ouverture, et se ferme puissamment dans une voie particulière. Par exemple, Piquan exprime l'augmentation verticale puis on baisse le mouvement, alors que Hengquan exprime un mouvement rapide en diagonal. Dans aucun cas, ces " poings " sont seulement un mouvement de la main ; tous les mouvements comportent une ouverture et une fermeture de tout le corps.

La théorie du Xing yi quan se fonde fortement sur certains principes qui sont tenus pour régir les cinq éléments (métal, bois, terre, feu, et eau). 
Ainsi chaque poing est dit : pour " détruire, " " surmonter, " ou " retenir " .
" Le métal surmonte le bois ; le bois surmonte la terre ; la terre surmonte l'eau ; l'eau surmonte le feu ; et le feu surmonte le métal.
Réciproquement, chaque poing " favorise, " " produit, " ou " provoque " les autres, signifiant qu'il y a une réponse appropriée à un mouvement prochain qui provient de chaque poing. Le métal produit l'eau; l'eau produit le bois; le bois produit le feu; le feu produit la terre; et la terre produit le métal.

Les étudiants de Xingyi commencent en pratiquant à plusieurs reprises les cinq poings et la position de base et en arrière-pesée de Santi pour développer la puissance et la coordination. Pendant qu'ils avancent ils apprennent à incorporer les cinq poings dans un positionnement qui exerce leur capacité de se déplacer naturellement d'un poing au prochain. certains apprennent la forme des douze animaux (dans quelques styles il y en a seulement dix), qui combinent cinq poings et les élaborent dans divers voie. Ils apprennent également par la suite les applications avec un partenaire dans lesquels deux pratiquants ajustent les mouvements fondamentaux par leur application de l'un contre l'autre.

Caractéristiques du combat en Xing yi quan

On dit que le XingYi dans l'action ressemble à l'impact d'un rayon de lumière. Il voyage rapidement suivant une ligne droite au centre de l'adversaire, mais il se tord et se pêche de manière imprévisible sur le chemin. Il y a peu de raffinement dans les mouvements défensifs ; le praticien se concentre, à la place, sur développement de la puissance interne et son maintien fondamental dans une structure dynamique qui va pouvoir protéger son corps dans les mouvements pour alors attaquer le centre de son adversaire avec toute la force puisée dans la terre. Ainsi il y a une énonciation célèbre attribuée aux pratiquant du Xingyi: " l'adversaire peut me frapper de nombreuses fois ; Je veux seulement le frapper une fois. "


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